Feinwerkbau P34
Calibre: 4.5 mm
Propulsion: air comprimé
Longueur: 405 mm
Hauteur: 140 mm
Largeur:
Longueur canon: 233 mm
Longueur visée: 350 mm
Poids: 1100 gr
Poids détente: 500 gr
Vitesse initiale: 145-155 m/sec
Pression cylindre: 200 bar

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standStand de tir de Saint Georges
300m:    12 cibles électroniques
50m PC: 24 cibles électroniques
50m:      18 cibles électronique
25m:        6 chariots de 5 cibles
10m:      22 cibles électroniques
PN:        12 cibles à 100m
               8 cibles à 50m

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Exercices de l'Arquebuse et de la Navigation (EAN)
Nommée Arquebuse Genève dans les compétitions de tir
Association fondée en 1474
 
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Pistolet d'arçon


Une paire de Pistolets d’arçon à silex

Ces armes pistolets d’arçon sont apparues vers 1630 en Belgique à Corbion ou le capitaine de cavalerie Sébastien va expérimenter une arme à canon court qu’il nomme « pistollet » : c’est un pistolet d’arçon. Mais d’où vient le terme d’arçon ? En fait la réponse vient de la selle des chevaux. Celle-ci comporte 2 arçons, le pommeau devant et le troussequin. Les 2 sommets des arcs de la selle ou arçons peuvent avoir des crochets pour crocher le lasso comme les cow-boys ou des points d’attache pour des poches dans lesquels on peut mettre une paire de pistolets qu’on nommera plus tard des pistolet d’arçon.
Les armes que je vous présente sont plus récentes que celles inventées par Sébastien de Corbion, elles datent du 19ème de 1808 exactement, mais elles ont tout de même plus de 200 ans. Ce modèle de pistolet de l’an 13 de la révolution soit 1804 dérive du modèle de l’an 9 que les généraux, à la demande de Napoléon, avaient œuvré à mettre au point pour plus d’efficacité et de fiabilité lors des batailles.

Revenons à notre paire de pistolets d’arçon, leur fabrication est d’origine multiple, le canon tout d’abord avec son B couronné, il est de facture belge et le C sur le tonnerre signifie certainement Charleroi, un des lieux connus de la fabrication des canons. On lit sur ce même canon un 9 qui nous dit qu’il est d’une fabrication ancienne correspondant au modèle de l’an 9 et qu’il était prévu pour la première version de pistolet d’arçon qui lui ressemble mais où le bois s’allonge jusqu’au bout de canon. Les pièces en laiton, le bassinet, l’embouchoir et les brides de maintien du canon, la sous-garde et la calotte en bec de corbin sont apparemment d’origine des ateliers royaux parisiens avec un P couronné, enfin le bois de noyer et la platine sont de la Manufacture Impériale de St. Etienne avec un S couronné poinçonné par-dessus pourquoi mystère ? L’assemblage par des armuriers devait se faire à St. Etienne.

Il faut encore noter, que deux siècles avant l’air napoléonienne, le métier d’armurier n’existait pas.

C’est d’abord Louis XIII qui s’intéressa et développa des manufactures et autres activités liées aux armes à feu en France.
Henri IV va lui aussi contribuer au développement de l’armurerie française, le Roi ouvrit les portes de ses ateliers du Louvre aux artisans qui fabriquait des armes pour qu’ils forment des spécialistes hors des corporations existantes. Ces hommes pouvant exécuter toutes ces opérations qui allaient de la forge à la gravure et de la fabrication des ressorts aux travaux de menuiserie, devaient apprendre tous les tours de main des différents artisans pour devenir des artisans eux même ayant un métier à part entière. Auparavant, les serruriers les horlogers et forgerons fabriquaient les éléments d’une arme et un monteur d’arme ou arquebusier les assemblait. Et oui les arquebusiers n’étaient pas des tireurs ayant une arquebuse comme au 17ème, car les armes à feu de l’époque ne s’appelaient pas arquebuses mais couleuvrines ou haquebutes et l’on parlait de couleuvriniers et non d’arquebusiers.

Les armes à silex numéro 200 et 201 de notre inventaire sont des armes à chargement par la bouche, à poudre noir évidemment, où l’allumage du pulvérin par le canal de mise à feu jusqu’à la lumière du tonnerre est assuré par un silex qui se trouve dans le pontet, lui-même fixé sur le chien. Le chien armé, et le couvre bassinet refermé avec la poudre l’arme n’est prête à tirer que lorsque la bouche a été chargée avec la poudre,la bourre, le projectile et son calepin, le tout bien tassé. avec la baguette de bourre qui se trouve sous le canon. Cette arme chargée, elle n’attend plus que l’action de pression sur la queue de détente qui une fois actionnée, débloque le mécanisme du ressort, entraîne la pierre qui vient frapper la batterie faisant jaillir un faisceau d’étincelles et, soulevant le protège bassinet induit la mise à feu de la poudre d’amorce et, par la suite, à la poudre du canon qui explose et faire partir le coup. Cette pierre taillée, qu’est le silex, n’est pas éternelle car elle ne peut assurer qu’une quarantaine de coups. Il faut compter qu’environ 1/5 des coups ne part pas, mais encore plus par temps de pluie. Vous comprenez ainsi pour quoi on parle d’une paire…car avec un seul coup par pistolet et qui en plus 2 fois sur 10 ne part pas il faut assurer… heureusement que les crosses sont munies d’une calotte métallique qui peut servirent de massue … !

Il n’y a pas de viseur, on tire à bout portant mais pas à bout touchant car le canon pourrait exploser. Le poids de cette arme est de 1 kilo et 300 grammes, son calibre est de 18 millimètres, sa longueur de 35 centimètres et celle du canon 198 millimètres. Pour terminer il faut souligner que notre cavalerie Suisse a utilisé ce type d’armes au début du 19ème.


Merci de votre attention.

L’archiviste Rémy Mattenberger